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La radiothérapie est préconisée dans la plupart des cancers du poumon. Les rayons ou particules utilisées détruisent les cellules malades, mais évitent également leur propagation dans d’autres organes comme le cerveau. Suivant la nature, la localisation du cancer du poumon et l’état de santé du patient, l’équipe de soins propose un type de radiothérapie et un protocole de soin spécifiques.

La radiothérapie, pour quels types de cancer du poumon ?

En cas de cancer du poumon précoce, la radiothérapie convient plus particulièrement aux formes localisées à petites cellules et vient en général en addition d’un traitement de chimiothérapie. C’est aussi une alternative quand la chirurgie ne permet pas d’ôter la tumeur. La radiothérapie permet également de prévenir une récidive suite à une chirurgie. Ce traitement est aussi indiqué chez les patients avec un cancer du poumon non à petites cellules à un stade avancé. La radiothérapie est également un excellent moyen d’empêcher les cellules cancéreuses de migrer vers le cerveau. Si tel est le cas, ce traitement permet aussi de traiter les métastases cérébrales.

La radiothérapie externe pour traiter le cancer du poumon

La radiothérapie externe se sert d’un appareil émettant des radiations qui traversent la peau et atteignent la tumeur, mais aussi les cellules saines voisines. Pour mieux cibler la région à traiter, une cartographie des organes internes est réalisée. Le traitement peut s’étendre jusqu’à 5 jours dans la semaine et est renouvelé les semaines suivantes.

Ce type de radiothérapie destiné au traitement du cancer du poumon recourt à différentes méthodes :

– La radiothérapie conformationnelle tridimensionnelle se sert de nombreux faisceaux de radiations émis provenant de différentes directions.

– La radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité émet de plus petits faisceaux, plus précis que la méthode tridimensionnelle. Leur intensité est aussi variable pour réduire au mieux leur incidence sur les tissus environnants. Cette radiothérapie est plus indiquée si la région à traiter est étendue.

– La radiothérapie stéréotaxique corporelle comme la radiothérapie conformationnelle émet des rayons qui proviennent de différentes directions. La forte dose de radiations implique un traitement plus court d’une dizaine de jours seulement. Cette méthode est plus indiquée pour un cancer du poumon localisé qui n’est pas étendu à d’autres organes. Si le patient ne supporte pas les fortes doses, la radiothérapie hypofractionnée est plus indiquée. Les séances de radiothérapie sont alors écourtées.

– L’irradiation prophylactique cérébrale. Comme nom le suggère, cette radiothérapie est administrée au cerveau pour prévenir la multiplication des cellules cancéreuses dans cette région ou détruire celles qui s’y sont déjà propagées. Elle est indiquée chez les patients présentant un cancer du poumon à petites cellules, mais ne convient pas à ceux qui sont atteints d’une forme non à petites cellules et qui ne réagissent pas à la chimiothérapie.

La curiethérapie, une alternative à la radiothérapie externe

La curiethérapie est une méthode utilisée en radiothérapie interne. Elle consiste à implanter une substance radioactive au niveau du poumon à traiter. Cette méthode est qualifiée d’endobronchique, puisque la matière radioactive y est insérée par bronchoscopie dans la région à traiter avant d’être enlevée. Le traitement est assez court et ne dépasse généralement pas la demi-heure. Les radiations tuent les cellules cancéreuses et permettent ainsi de diminuer la taille de la tumeur. La curiethérapie est préconisée chez les patients avec une fonction respiratoire faible, la radiothérapie externe étant trop agressive pour eux. Elle permet également de débloquer une voie respiratoire.

Cancer du poumon : la radiothérapie et ses effets secondaires

Tous les types de radiothérapie sont susceptibles d’occasionner des effets indésirables. Ils peuvent se manifester immédiatement après la séance, mais aussi des semaines après, voire des années plus tard. Ces réactions sont dues à une atteinte des cellules normales. Elles varient suivant l’étendue de la zone traitée, la dose administrée, la méthode utilisée et le recours ou non en complément à la chimiothérapie. Les effets secondaires sont variés, mais voici les principaux :

– de la fatigue

– des nausées et des vomissements

– de la toux et autres difficultés respiratoires

– de la douleur à la gorge

– un manque d’appétit pouvant être dû à une difficulté à avaler

– une inflammation du poumon pouvant conduire à une fibrose pulmonaire

des troubles cardiaques

– des rougeurs sur la peau.

L’irradiation prophylactique cérébrale pour sa part engendre des maux de tête et de la somnolence. Ce type de radiothérapie peut également induire de l’épilepsie et une augmentation de la pression intracrânienne.

 

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